Enfant déficient visuel, quel est ton quotidien ?

Vendredi 28 novembre, les élèves de 6ème de l’Institution sainte-Philomène ont été sensibilisés au handicap visuel par des professionnels du centre Louis Braille.

En lien avec l’étude du roman Fort comme Ulysse qui met en scène un enfant perdant progressivement la vue et la venue prochaine de son auteur Sylvaine Jaoui, un partenariat a été mis en place avec l’association Adèle de Glaubitz et plus précisément le centre Louis Braille du Neuhof (http://www.glaubitz.fr/?section=4)

Cet établissement accueille des enfants et adolescents déficients visuels qui peuvent être scolarisés en établissement spécialisé ou intégrés en milieu scolaire ordinaire.

Dans ce centre, l’enfant déficient visuel développe des compétences pour l’accès à la lecture tactile, à l’écriture braille et à l’utilisation d’aides techniques spécifiques visant l’acquisition de son autonomie pour la mobilité et la gestion de la vie quotidienne.

Trois dynamiques animatrices ont proposé aux élèves des ateliers interactifs qu’elles ont constamment contextualisés  aux difficultés rencontrées par Eliott, le héros du roman.

Un atelier de sensibilisation plus théorique à la déficience visuelle a été mené par Sophie Gerard- Rahali, orthoptiste et chef de service du centre.

Un atelier de déplacement en situation était mené par Vanessa Joson, instructrice en locomotion et sensibilisait entre autres, au fait de savoir comment aider une personne malvoyante ou aveugle.

Enfin, l’atelier de reconnaissance tactile mené par Marie-Odile Kubler, éducatrice en activités de la vie quotidienne démontrait tout le travail réalisé pour favoriser l’autonomie de ces personnes dans la vie quotidienne.

Des ateliers qui ont enthousiasmé les élèves comme en témoignent ces quelques réflexions: « la comparaison des deux vidéos mettant en scène l’arrivée en classe d’un enfant à la vue normale et celle d’un enfant qui a 4/10e à l’oeil était très surprenante », «  L’œil en plastique nous a permis de mieux comprendre ce qu’était la rétinite pigmentaire dont souffre le héros » « Ce qui m’a épaté, c’est la machine à écrire Perkins et le livre Fort comme Ulysse imprimé en braille » « C’était bizarre de faire un parcours les yeux bandés et le fait de ne pas voir la lumière me gênait beaucoup »

« les ateliers nous ont appris que les aveugles doivent faire beaucoup d’efforts pour pouvoir faire les choses qui nous semblent si simples dans notre vie de tous les jours » « Je me suis rendu compte que le matériel pour aveugle coûte cher ».

Un parcours proposé au cdi a élargi la réflexion à la notion d’enfant handicapé au regard de l’article 23 de la convention des droits de l’enfant : « les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente » et de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances qui indique que tout enfant handicapé peut s’inscrire à l’école de son quartier.

 

Après avoir été sensibilisé au handicap visuel, les élèves vont mener une action de lecture audio envers ces jeunes handicapés, concrétisant la notion d’engagement développé dans le projet pastoral de l’établissement.